Régime fiscal de l'entreprise 2021

Sommaire

Parmi les formalités de création d'entreprise, on peut penser à :

  • vérifier que l'activité créée n'est pas réglementée ;
  • vérifier auprès de l'INPI que le nom déposé n'existe pas déjà ;
  • déclarer la société au centre de formalités des entreprises ;
  • contracter une assurance pour création d'entreprise, etc.

La loi Pacte (loi n° 2019-486 du 22 mai 2019) a prévu le remplacement des centres de formalités des entreprises (CFE) par un organisme unique auprès duquel les entreprises doivent déposer par voie électronique les déclarations qu'elles transmettent actuellement aux CFE. Le décret n° 2020-946 du 30 juillet 2020 désigne l'INPI en qualité de guichet unique électronique pour la gestion des formalités de création, de modification et de cessation d'activité des entreprises ainsi que celles de l'accès à des professions réglementées.

Une phase transitoire est mise en œuvre entre le 1er avril 2021 et le 31 décembre 2022, et confirme une mise en place définitive au 1er janvier 2023 (décret n° 2021-300 du 18 mars 2021). Au 1er janvier 2023, seul l'INPI sera compétent pour recevoir les formalités des entreprises.

Le régime fiscal d'une entreprise sera différent :

  • selon son statut juridique ;
  • parfois selon le chiffre d'affaires réalisé et les choix du créateur.

Choix du régime fiscal : au moment de l'enregistrement

Le choix du régime fiscal doit se faire obligatoirement à la déclaration d'existence de l'entreprise.

Il existe quatre options possibles pour le régime fiscal :

  • micro-entreprise ;
  • régime réel simplifié ;
  • régime réel normal ;
  • déclaration contrôlée.

Le choix du régime fiscal implique :

  • le mode de calcul du bénéfice imposable de la société ;
  • la fréquence de paiement de l'impôt ;
  • la fréquence des déclarations.

Régime fiscal de la micro-entreprise : abattement forfaitaire

Peu d'obligations comptables et administratives pour l'entrepreneur individuel.

Certaines entreprises ne sont pas imposées au titre de la société : les associés ou l'entrepreneur sont imposés de façon individuelle au titre de l'impôt sur le revenu. Dans ce cas, les bénéfices de l'entreprise sont à déclarer, en fonction de l'activité, dans les catégories des :

  • BIC : bénéfices industriels et commerciaux ;
  • BNC : bénéfices non commerciaux ;
  • BA : bénéfices agricoles.
Voir le projet Ooreka

Régime fiscal micro-social : sous conditions

Le régime micro-social est adapté aux petites entreprises individuelles dont le chiffre d'affaires hors taxe ne dépasse pas :

  • 176 200 € en 2021 et 176 200 € en 2020 pour les activités de vente de marchandises et de fourniture de logement ;
  • 72 600 € en 2021 et 72 500 € en 2020 pour les activités relevant des BIC et des BNC.

La sortie du régime micro-social est automatique en cas de dépassement des seuils pendant 2 années consécutives.

En ce qui concerne la TVA, elle est appliquée en cas de dépassement des seuils de :

  • 94 300 € pour les activités de vente de marchandises ;
  • 36 500 € pour les prestations de services.

Elle est également appliquée si le chiffre d'affaires dépasse, pendant 2 années consécutives, les seuils de :

  • 85 800 €, sans dépasser 94 300 €, pour les activités de vente de marchandises ;
  • 34 400 €, sans dépasser 36 500 €, pour les prestations de service.

Les entreprises relevant du régime micro-social bénéficient d'un abattement forfaitaire de :

  • 71 % pour les entreprises dont l'activité consiste en la vente de marchandise et la fourniture de logement ;
  • 50 % pour les entreprises dont l'activité relève des BIC ;
  • 34 % pour les entreprises dont l'activité relève des BNC.

Dans tous les cas, cet abattement ne peut pas être inférieur à 305 €.

Choix du versement libératoire : impôt prélevé sur le chiffre d'affaires

Cette mesure est entrée en vigueur le 1er janvier 2009. Les micro-entrepreneurs (ex auto-entrepreneurs) imposés au titre de leur activité à l'impôt sur le revenu peuvent opter pour le versement libératoire. Il s'agit de verser un pourcentage du chiffre d'affaires réalisé pour le paiement de l'impôt sur le revenu :

  • Chaque mois ou chaque trimestre (selon l'option choisie), il déclare son chiffre d'affaires hors taxes.
  • Une facilité de gestion : l'entrepreneur paie en même temps ses cotisations et l'impôt sur le revenu.

Le versement libératoire est calculé en fonction du barème suivant :

  • 1 % pour les activités de ventes de marchandises et de fourniture de logement ;
  • 1,7 % pour les activités relevant des BIC ;
  • 2,2 % pour les activités libérales.

Régime fiscal réel simplifié ou normal 2020 : sur le résultat réel

Les associés ou actionnaires sont imposés au titre de l'impôt sur le revenu sur les dividendes et les salaires éventuellement perçus.

On distingue le régime réel simplifié et le régime normal : dans les deux cas, les entreprises sont imposées sur les bénéfices en fonction de leur résultat réel.

Type de régime fiscal TVA Chiffre d'affaires
Régime réel simplifié
  • L'activité est assujettie à la TVA.
  • Les entreprises doivent effectuer une déclaration de TVA annuelle avec un paiement exigé chaque trimestre sous forme d'acomptes prévisionnels.
Concerne les entreprises dont le chiffre d'affaires hors taxes est inférieur à :
  • 818 000 € en 2020 (789 000 € en 2019) pour les activités de vente ou de fourniture de logement ;
  • 247 000 € en 2020 (238 000 € en 2019) pour les activités de prestation de services.
Si elles dépassent ces plafonds, elles sont rattachées au régime normal à compter du 1er janvier de l'année suivante.
Régime réel normal Ces entreprises doivent déclarer et payer la TVA chaque mois. Concerne obligatoirement les entreprises dont le chiffre d'affaires annuel hors taxes est supérieur à :
  • 818 000 € en 2020 (789 000 € en 2019) pour les activités de vente de marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place, ou de fourniture de logement ;
  • 247 000 € en 2020 (238 000 € en 2019) pour les autres activités.
Régime plus contraignant : les entreprises doivent tenir une comptabilité respectant le plan comptable et doivent publier les comptes annuels.

Régime fiscal déclaration contrôlée : professions libérales

L'entreprise souscrit pour cela une déclaration n° 2035 à adresser au centre des impôts.

Il s'agit d'un régime réel d'imposition sous forme de déclaration contrôlée. Ce régime fiscal concerne les professions libérales :

  • imposées au titre des bénéfices non commerciaux (BNC) ;
  • exclues du régime micro-social : leur chiffre d'affaires est supérieur à 72 500 € HT en 2020 (70 000 € en 2019).

Le bénéfice imposable est calculé en fonction du résultat réel, c'est-à-dire avec déduction des frais payés. Les professions libérales qui dépendent de la déclaration contrôlée sont assujetties à la TVA.

Elles ont des obligations comptables :

  • tenir un livre-journal chronologique avec les recettes et dépenses ;
  • tenir un registre des immobilisations et amortissements.

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